L’Observatoire Crédit Logement/CSA annonce de nouvelles baisses des taux de crédit immobilier en mai. À 1,77 % en moyenne, les prêts à l’habitat coûtent deux fois moins qu’en quatre ans.

Taux en baisse favorables aux emprunteurs

La chute des taux d’intérêt des crédits immobiliers n’est pas près de s’arrêter. La dernière édition de l’Observatoire Crédit Logement/CSA établit la moyenne à 1,77 % pour toutes les durées de prêt (hors assurances et garanties). C’est 0,4 % de moins que le mois précédent.

Le rythme de décrue ralentit néanmoins après les ajustements observés en mars et en avril, avant le démarrage du « Printemps de l’immobilier », période traditionnellement propice aux achats de logements. En parallèle, le maintien des conditions favorables de refinancement des banques leur permet d’offrir des décotes supplémentaires sans trop rogner leurs marges.

Pour les emprunteurs, le contexte est idéal pour une demande de prêt ou une renégociation, permettant aux banques d’atteindre leurs objectifs commerciaux. Mais ces taux très faibles minimisent le rendement moyen de leurs encours. Aussi, d’ici 10 ans, si le coût de refinancement remonte, elles risquent de ressentir durement le déséquilibre avec les revenus moindres tirés des prêts accordés actuellement.

Les risques des crédits bon marché pour les banques

Afin de limiter l’impact futur de ces crédits immobiliers très attractifs, les banques ont prévu différentes parades. Par exemple, l’emprunteur procédant à un rachat de prêts auprès d’un établissement concurrent doit s’acquitter de pénalités de remboursement anticipé à son créancier. La multiplication des rachats en 2015 a ainsi permis aux banques de se constituer un bon pécule. Une autre mesure consiste à privilégier les contrats à taux fixe avant d’éviter l’application de taux négatifs comme dans certains pays voisins.

Elles viennent également de décider le refus de transférabilité d’un prêt sur un nouveau logement. Ainsi, dans quelques années, le propriétaire désireux de changer de résidence principale financé aujourd’hui par un prêt à 1,77 % ne pourra pas prétendre à des conditions équivalentes.

Enfin, les banques ont révisé le mode rémunération des courtiers, apporteurs d’environ un tiers des clients. La commission ne sera plus de 1 % du capital emprunté, mais sera fonction des revenus domiciliés par l’emprunteur dans leur établissement. L’objectif est de cibler les clients potentiellement acheteurs d’autres services financiers afin de compenser le taux très attractif proposé sur le prêt à l’habitat.

Publié le lundi 13 juin 2016 par Meilleurtaux.com